Les sciences occultes chez les hébreux

Nous n’en commencerons l’histoire qu’à partir de Moise. Il y eut bien avant lui quelques manifestations de l’Occulte : ainsi, par exemple, Joseph, fils de Jacob, pratiquait la divination par les songes, et les prédictions qu’il fit au grand échanson, au grand panetier, et au Pharaon lui-même, prouvent l’excellence de sa méthode, puisqu’elles se réalisèrent.

Moise, en interdisant formellement, et sous les peines les plus sévères, toute pratique de la kabbale, et toute relation avec ceux qui l’exerçaient, nous fournit un point de départ certain, pour évaluer l’intensité de la foi que l’on avait alors au supernaturel.

_ Moise, qui avait étudié à l’école des Mages et qui, savait combien leur influence pouvait contrebalancer la sienne _ Moise, qui résolut ce problème, difficile entre tous, d’arracher un peuple à la servitude et de lui donner une patrie, fulmina contre l’Occulte les premiers anathèmes dont on puisse parler en toute sécurité historique puisque les textes nous en sont parvenus.

Ainsi, historiquement parlant, et au point de vue de la pérennité de la croyance à l’Occulte, voilà qui est concluant : Moise adjure son peuple de s’éloigner des devins, des magiciens, des enchanteurs, de ceux qui expliquent les songes, des augures, de
ceux qui font des sortilèges et des maléfices, de ceux qui devinent par l’esprit de Python, de ceux qui interrogent les morts, de ceux qui prophétisent, lesquelles personnes, maudites de Jéhovah, sont en grande faveur chez tous les peuples circonvoisins.
Et la raison qu’il donne, lui, l’interlocuteur, l’inspiré de Dieu, ce n’est point que ces abstracteurs d’avenir abusent de la crédulité populaire et lui débitent des mensonges; il va même jusqu’à admettre que ce qu’ils prédisent arrivera; mais il a peur qu’ils ne détournent le peuple du culte de Jéhovah, son Dieu à lui, pour lui faire prendre des dieux étrangers.

En fait, Moise, élève des Mages, s’écarta de leur méthode, en arrachant les Hébreux à l’oblitération religieuse du Polythéisme et, à cause de cela, il fit de ses compagnons d’infortune, un peuple qui conserva sa langue et sa religion, malgré la jalousie active des nations qui les environnaient, malgré les plus grandes calamités et les plus épouvantables bouleversements que l’histoire ait jamais enregistrés.

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